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Pour apprendre à investir en bourse au Canada, il faut suivre trois étapes essentielles : ouvrir un compte de courtage, choisir le type de compte d’investissement qui vous convient et passer votre première transaction. Bien que la Bourse de Toronto compte plus de 3 400 sociétés cotées, les investisseurs canadiens peuvent accéder aux marchés mondiaux grâce à des plateformes en ligne réglementées qui proposent des transactions sans commission ou à faible coût.

Investir en bourse au Canada implique de se familiariser avec les comptes fiscalement avantageux tels que le CELI et le REER, de comprendre les règles de règlement et de choisir une société de courtage adaptée à votre style de trading. La procédure peut être effectuée en ligne en moins d’une semaine, et vous pouvez commencer avec seulement 1 $ sur certaines plateformes.

L’avis de Ratesopedia

L’investissement boursier au Canada est devenu plus accessible que jamais, les plateformes sans frais de courtage faisant concurrence aux services de courtage bancaires traditionnels qui facturent 9,95 $ par transaction. Le véritable avantage pour les investisseurs canadiens réside dans le système d’abri fiscal : les CELI offrent une croissance totalement exonérée d’impôt, les REER permettent de bénéficier de déductions immédiates, et le nouveau compte d’épargne pour l’accession à la propriété (CELIAPP) combine ces deux avantages pour les acheteurs d’une première maison. Commencez par tirer pleinement parti de vos comptes enregistrés avant d’investir dans des placements imposables.

Pourquoi investir en bourse au Canada

Le marché boursier canadien offre une exposition à des secteurs stables tels que la banque, l’énergie et les ressources naturelles. Le TSX permet d’accéder à des sociétés nationales, tandis que la plupart des sociétés de courtage vous permettent également de négocier des actions américaines et internationales.

Les investisseurs canadiens bénéficient d’une solide protection réglementaire grâce à l’OCRC (Organisme canadien de réglementation des investissements) et d’une couverture d’assurance du FCPI pouvant atteindre 1 million de dollars pour les comptes de trésorerie et les comptes de placement. Cette protection s’applique lorsque vous faites appel à une société de courtage réglementée.

  • Croissance à l'abri de l'impôt : les CELI et les REER vous permettent de faire fructifier vos placements sans être imposé chaque année sur les gains ou les dividendes
  • Crédits d'impôt sur les dividendes : les dividendes canadiens bénéficient d'un traitement fiscal préférentiel dans les comptes imposables
  • Diversification : négociez des actions canadiennes, américaines et internationales depuis une seule et même plateforme
  • Faibles barrières à l'entrée : certaines plateformes n'exigent aucun dépôt minimum et proposent des actions fractionnées
  • Une protection solide des investisseurs : l'assurance du CIPF et la surveillance réglementaire assurée par les commissions provinciales des valeurs mobilières

L’investissement en actions comporte des risques, notamment celui de perdre votre capital. Les krachs boursiers, les fluctuations économiques et les résultats des différentes entreprises peuvent tous avoir une incidence sur la valeur de votre portefeuille.

Types de comptes d’investissement

Le type de compte que vous choisissez détermine la manière dont vos gains de placement sont imposés. Le Canada propose plusieurs comptes enregistrés offrant des avantages fiscaux spécifiques, ainsi que des comptes non enregistrés classiques pour les placements supplémentaires dépassant les limites fixées pour les comptes enregistrés.

Compte d’épargne libre d’impôt (CELI)

Un CELI vous permet d’investir avec des fonds après impôt, et tous les gains réalisés à l’intérieur sont totalement exonérés d’impôt. Lorsque vous effectuez un retrait, vous ne payez aucun impôt sur les gains, les dividendes ou les intérêts. Le plafond de cotisation pour 2026 est de 7 000 $.

Si vous êtes admissible depuis 2009 et que vous n’avez jamais cotisé, votre marge de cotisation totale en 2026 dépassera 95 000 $. La marge de cotisation s’accumule chaque année, même si vous n’ouvrez pas de compte. Lorsque vous effectuez un retrait d’un CELI, cette marge vous est restituée le 1er janvier de l’année suivante.

Régime enregistré d’épargne-retraite

Un REER donne droit à une déduction fiscale sur les cotisations et permet une croissance à imposition différée jusqu’au moment du retrait. Pour l’année 2026, vous pouvez cotiser jusqu’à 18 % de votre revenu gagné de l’année précédente, dans la limite de 33 810 $, déduction faite des ajustements de pension.

Les retraits sont imposés comme un revenu l’année où vous les effectuez. La société de courtage prélève l’impôt à la source : 10 % sur les montants jusqu’à 5 000 $, 20 % entre 5 000 $ et 15 000 $, et 30 % au-delà de 15 000 $. Les REER sont particulièrement avantageux lorsque vous cotisez pendant les années où vos revenus sont élevés et que vous effectuez vos retraits à la retraite, lorsque votre taux d’imposition est plus faible.

Les actions américaines détenues dans un REER sont exonérées de la retenue à la source américaine de 15 % sur les dividendes, ce qui rend les REER fiscalement avantageux pour les actions américaines versant des dividendes. Les CELI ne bénéficient pas de cette exonération.

Compte d’épargne pour l’achat d’une première maison (CELIAPP)

Le CELIAPP combine les avantages du REER et du CELI pour les acheteurs d’une première maison. Les cotisations sont déductibles d’impôt, et les retraits admissibles pour l’achat d’une première maison sont entièrement exonérés d’impôt. Vous pouvez cotiser jusqu’à 8 000 $ par an, avec un plafond à vie de 40 000 $.

Vous devez utiliser ces fonds dans les 15 ans suivant l’ouverture du compte ou avant l’âge de 71 ans, selon la première de ces deux échéances. Si vous n’achetez pas de logement, vous pouvez transférer le solde vers un REER ou un FERR en franchise d’impôt, ou le retirer en tant que revenu imposable.

Comptes non enregistrés

Une fois que vous avez atteint le plafond autorisé pour les comptes enregistrés, les comptes non enregistrés vous permettent d’investir des fonds supplémentaires. Il en existe deux types : les comptes au comptant, qui exigent le paiement intégral des achats, et les comptes sur marge, qui vous permettent d’emprunter auprès de la société de courtage en utilisant vos avoirs comme garantie.

Dans le cas des comptes non enregistrés, vous êtes imposé sur les plus-values, les dividendes et les intérêts. À compter de 2026, les 250 000 premiers dollars de plus-values annuelles des particuliers seront imposés à un taux d’imposition de 50 %. Les plus-values supérieures à 250 000 dollars seront soumises à un taux d’imposition de deux tiers.

Choisir une plateforme de courtage

Les sociétés de courtage canadiennes se répartissent en deux catégories : les plateformes traditionnelles détenues par des banques, qui facturent 9,95 $ par transaction, et les sociétés de courtage à bas prix indépendantes, qui proposent des commissions moins élevées, voire nulles. Le choix qui vous convient dépend de votre fréquence de trading, des types de comptes dont vous avez besoin et des fonctionnalités que vous recherchez.

PlateformeCommission des boursesTypes de comptesDépôt minimum
Wealthsimple TradeActions à 0 $ CADCELI, REER, CELIAPP, liquidités, marge0 $
Qtrade0 $CELI, REER, CELIAPP, REEE, liquidités, marge0 $
Questrade0 $ + frais ECNCELI, REER, CELIAPP, REEE, liquidités, marge0 $
Banque Nationale Direct0 $CELI, REER, CELIAPP, REEE, liquidités, marge0 $
TD Direct Investing9,99 $CELI, REER, CELIAPP, REEE, liquidités, marge0 $
BMO InvestorLine9,95 $CELI, REER, CELIAPP, REEE, liquidités, marge0 $

Les plateformes sans commission permettent aux investisseurs qui adoptent une stratégie d’achat et de conservation de réaliser des économies, tandis que les services de courtage bancaires offrent souvent davantage d’outils d’analyse et une intégration directe avec vos comptes bancaires existants. Les taux et les conditions peuvent varier selon l’établissement financier.

  • Frais de conversion de devises : Wealthsimple prélève 1,5 % pour la conversion du dollar canadien en dollar américain, ce qui ajoute des frais aller-retour de 3 % sur les actions américaines
  • Montants minimums requis pour ouvrir un compte : la plupart des plateformes n'exigent aucun dépôt initial, mais certains services de conseil demandent un minimum de 10 000 $ ou plus
  • Outils de recherche : les courtiers bancaires proposent généralement davantage de rapports d'analystes et de données de marché que les plateformes à bas prix
  • Service client : les banques traditionnelles proposent une assistance téléphonique, tandis que les courtiers à bas prix ont souvent recours aux e-mails ou au chat

Si vous souhaitez comparer les caractéristiques de différentes plateformes, consultez notre guide des meilleurs produits financiers au Canada.

Ouvrir un compte de courtage

Vous devez avoir atteint l’âge de la majorité dans votre province pour ouvrir un compte de placement. Cet âge est fixé à 18 ans dans la plupart des provinces, notamment en Ontario et au Québec, et à 19 ans en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse et dans plusieurs autres provinces.

La procédure d’inscription en ligne prend entre 10 et 20 minutes. Vous devrez fournir votre numéro d’assurance sociale, une pièce d’identité avec photo délivrée par les autorités publiques, un justificatif de domicile et des informations relatives à votre situation professionnelle. La plupart des sociétés de courtage vérifient votre identité par voie électronique et valident les comptes dans un délai d’un à trois jours ouvrables.

  • Étape 1 : Choisissez votre type de compte (CELI, REER, CELIAPP ou compte non enregistré)
  • Étape 2 : Veuillez fournir vos informations personnelles, notamment votre numéro d'assurance sociale, votre adresse et des détails concernant votre emploi
  • Étape 3 : Répondez aux questions concernant vos connaissances en matière d'investissement et votre tolérance au risque
  • Étape 4 : Télécharger ou vérifier les pièces d'identité
  • Étape 5 : Approvisionnez votre compte par virement bancaire, virement électronique ou chèque

Les virements bancaires prennent généralement un à deux jours ouvrables pour être effectués. Certaines plateformes vous permettent de commencer à négocier avant que le virement ne soit finalisé, mais des restrictions de règlement peuvent s’appliquer jusqu’à ce que les fonds soient entièrement disponibles.

Effectuer votre premier achat d’actions

Une fois votre compte approvisionné, vous pouvez passer un ordre via le site web ou l’application mobile de votre courtier. Vous aurez besoin du symbole boursier de l’action, qui est un code unique identifiant chaque société en bourse.

Par exemple, la Banque Royale du Canada est cotée sous le symbole RY à la Bourse de Toronto (TSX). Apple est cotée sous le symbole AAPL au NASDAQ. Recherchez le nom de la société sur votre plateforme : le symbole boursier et le cours actuel s’afficheront.

Les transactions sur les actions canadiennes sont réglées selon le principe T+1, c’est-à-dire un jour ouvrable après la date de la transaction. Si vous achetez des actions le lundi, la transaction est finalisée le mardi. Votre courtier affiche immédiatement les actions, mais le transfert officiel des fonds et de la propriété prend un jour supplémentaire.

Comprendre les types d’actions

Les investisseurs canadiens ont le choix entre des actions individuelles, des fonds négociés en bourse et des fonds communs de placement. Chaque option présente des niveaux différents en matière de diversification, de coûts et d’exigences de gestion.

Actions individuelles

L’achat d’actions d’une société vous confère une participation directe dans cette entreprise. Vous bénéficiez de la hausse du cours de l’action et, le cas échéant, du versement de dividendes si la société en distribue. Les actions canadiennes versant des dividendes, notamment celles des grandes banques et des services publics, offrent souvent un revenu régulier.

Les actions individuelles comportent un risque propre à chaque entreprise. Si l’entreprise affiche des résultats inférieurs aux attentes ou rencontre des difficultés, votre investissement peut perdre une partie importante de sa valeur. Pour constituer un portefeuille diversifié d’actions individuelles, il faut généralement détenir entre 15 et 20 positions différentes réparties dans divers secteurs.

Fonds négociés en bourse (ETF)

Les ETF détiennent des paniers d’actions, d’obligations ou d’autres actifs et se négocient en bourse comme des actions individuelles. Un seul ETF peut offrir une exposition à des centaines, voire des milliers d’entreprises. Des fonds populaires tels que le XEQT ou le VEQT regroupent plus de 10 000 actions mondiales au sein d’un seul fonds.

Les ETF facturent des frais de gestion exprimés en pourcentage des actifs, généralement compris entre 0,09 % et 0,50 % par an pour les fonds indiciels généraux. Ces frais sont automatiquement déduits des rendements du fonds. Les ETF permettent une diversification immédiate à moindre coût, ce qui les rend particulièrement adaptés aux débutants.

  • Diversification immédiate : devenez actionnaire de centaines d'entreprises en un seul achat
  • Frais de gestion réduits : les ETF indiciels facturent généralement moins de 0,25 % par an
  • Rééquilibrage simplifié : le fonds ajuste automatiquement ses positions pour suivre l'indice
  • Avantages fiscaux : les ETF génèrent moins d'événements imposables que les fonds communs de placement dans les comptes non enregistrés

Aspects fiscaux

Dans les comptes enregistrés tels que les CELI, les REER et les CRI, vous ne payez pas d’impôt annuel sur les revenus de placement. C’est le type de compte qui détermine le traitement fiscal. Dans les comptes non enregistrés, trois types de revenus de placement sont soumis à des règles fiscales différentes.

On parle de plus-value lorsque vous vendez une action à un prix supérieur à celui que vous avez payé. À compter de 2026, les particuliers sont imposés à hauteur de 50 % des 250 000 premiers dollars de plus-values annuelles, et à hauteur des deux tiers des plus-values dépassant ce seuil. Si vous achetez une action à 10 000 dollars et que vous la vendez 15 000 dollars, vous réalisez une plus-value de 5 000 dollars. Sur les premiers 250 000 $ de gains totaux de cette année-là, vous incluriez 2 500 $ dans votre revenu imposable.

Les dividendes canadiens versés par des sociétés cotées en bourse bénéficient d’un traitement préférentiel grâce au crédit d’impôt pour dividendes. Le montant du dividende est majoré afin de tenir compte de l’impôt sur les sociétés déjà acquitté, puis un crédit d’impôt fédéral et provincial vient réduire une partie de votre impôt. Cela rend les dividendes canadiens admissibles plus avantageux sur le plan fiscal que les revenus d’emploi dans les comptes imposables.

En vertu de la convention fiscale entre le Canada et les États-Unis, les dividendes américains sont soumis à une retenue à la source de 15 %. Les REER sont exonérés de cette retenue, mais ce n’est pas le cas des CELI et des CRI. Si vous détenez un nombre important d’actions américaines versant des dividendes, un REER offre une meilleure efficacité fiscale qu’un CELI pour ces positions.

Constituer votre portfolio

Un portefeuille canadien équilibré associe généralement des actions ou des FNB versant des dividendes, pour assurer la stabilité, à des placements axés sur la croissance, en vue d’une plus-value à long terme. De nombreux investisseurs ont recours à une stratégie « noyau-satellite » : 60 % à 70 % dans des FNB indiciels généraux à des fins de diversification, et 30 % à 40 % dans des actions individuelles ou des fonds sectoriels.

Le marché boursier canadien est fortement concentré dans les secteurs financier et énergétique, qui représentent plus de 50 % de l’indice TSX. Pour une véritable diversification, envisagez des FNB qui offrent une exposition aux marchés américains et internationaux. Cela vous permettra de réduire votre dépendance vis-à-vis des performances économiques du Canada.

  • Suivre les tendances : acheter des actions ou des secteurs en vogue après une forte hausse des cours entraîne souvent des pertes lorsque la tendance s'inverse
  • Concentration excessive : détenir une part trop importante d'une action ou d'un secteur vous expose à des risques propres à l'entreprise ou au secteur concerné
  • Anticiper les fluctuations du marché : tenter de prédire les mouvements de prix à court terme s'avère généralement moins performant, à long terme, qu'une stratégie d'investissement régulière
  • Négliger les frais : des frais élevés sur les fonds communs de placement, supérieurs à 2 %, peuvent réduire les rendements à long terme de plusieurs centaines de milliers de dollars

Avant d’engager des sommes importantes, pensez à vous renseigner sur les différentes stratégies d’investissement grâce à notre lettre d’information hebdomadaire, qui propose des analyses de marché et des comparatifs de produits.

En résumé

Pour apprendre à investir en bourse au Canada, il faut commencer par ouvrir le type de compte le mieux adapté à vos objectifs. Les CELI offrent une croissance exonérée d’impôt et une flexibilité totale, les REER permettent de bénéficier de déductions fiscales immédiates pour l’épargne-retraite, et les CFLI combinent ces deux avantages pour les acheteurs d’une première maison. Choisissez une société de courtage qui correspond à votre style de trading, qu’il s’agisse de plateformes sans commission pour les investisseurs passifs ou de services de courtage bancaires complets pour les traders actifs.

Commencez modestement, privilégiez une diversification large grâce aux FNB indiciels et évitez les erreurs courantes, comme suivre aveuglément les tendances ou tenter d’anticiper les fluctuations du marché. Le cadre réglementaire canadien offre une solide protection aux investisseurs, et le système de comptes fiscalement avantageux vous fournit des outils efficaces pour vous constituer un patrimoine au fil du temps.

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Comment investir en bourse au Canada – FAQ

Jean-Maximilien Voisine
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VérifiéRédigé par Jean-Maximilien VoisineMis à jour le 25 mai 2026Intégrité éditoriale

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